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Newsletter Septembre 2007


N°006 Septembre 2007

La Pendjari, une Réserve de Biosphère aux secrets écothérapeutiques depuis 1986 !

LE 15 DECEMBRE 2007 A LA PENDJARI !


Comme il est de tradition au Bénin, le CENAGREF prépare le 15 décembre 2007. En effet, le 15 décembre de chaque année est la date retenue pour le lancement de la saison touristique et cynégétique au niveau des aires protégées du Bénin. Ainsi, diverses manifestations et activités se dérouleront avant pendant cette journée au profit des aires protégées. Quelles sont les innovations introduites cette année pour cet événement d’envergure nationale et sous-régionale ? Que vous réserve la Pendjari pour cet événement unique de l’année ? Nos prochaines newsletters vous en diront plus.

Les visites au parc de la Pendjari se poursuivent et actuellement, les tarifs d’entrée sont réduits de moitié. L’hôtel pendjari est fermé mais le Camp NUMI de Batia vous propose un service complet appréciable.

Malgré la volonté et les efforts du gestionnaire pour rendre le parc accessible toute l’année, la sévérité des inondations qu’ont connu la sous région ouest africaine et le continent n’ont pas épargné la réserve dont la principale piste conduisant à la mare Bali a été sérieusement endommagée. Ainsi, quelques véhicules de touristes se sont enlisés dès la fin du mois d’août. Nous tenons à présenter toutes nos excuses à ceux qui ont eu à subir ce désagrément. Ainsi va la Nature ! Cependant, nous avons le plaisir d’informer notre aimable clientèle que le parc est bien accessible à partir du 1er novembre.

SUR LES PISTES DES PRATIQUES ANCESTRALES DE LA PENDJARI


Depuis la découverte de nos côtes, la culture béninoise a été reconnue comme l’une des plus anciennes et des plus fortes de l’Afrique. Au nord du pays dans le Département de l’Atacora où se trouve la Réserve de Biosphère de la Pendjari, le vent de l’urbanisation n’a pas encore eu raison des pratiques ancestrales. Dans ce contexte d’époque antique, la Réserve de Biosphère de la Pendjari fait partie des zones encore plus reculées où le respect et la pratique des rites ancestraux sont toujours d’actualité. Le chemin qui mène à la Réserve fait découvrir des paysages, des peuples, des architectures, des danses, des mythologies encore à l’état naturel.

Du fait que la zone de l’Atacora a été un espace de flore et faune significatives, son occupation a sollicité le courage, la bravoure et la résistance permanente aux espèces fauniques et aux intempéries naturelles. Ceci a contribué à cultiver chez ces peuples la pratique et la diversification des rites afin de cohabiter avec les esprits surnaturels.
Répartis dans 23 villages autour de la Réserve, les Berba, les Waaba, les Burba, les Gourmantchés, les Peuls sont des ethnies différentes mais cohabitent des fois en une parfaite symbiose.

Sur l’axe Tanguiéta – Porga, les Berba dominent et sont en général de braves cultivateurs qui vivent des fruits de leurs travaux champêtres. Ils sont aussi de grands chasseurs et certaines familles perpétuent les pratiques de la chasse traditionnelle.

Sur l’axe Tanguiéta – Batia, les Waaba, les Gourmantchés et les Burba vivent en symbiose avec une homogénéité des habitations et une bonne intégration interculturelle. Seules les cicatrices raciales et les langues permettent de faire la différence.

Les Waaba s’adonnent aux travaux champêtres et cultivent plus l’igname. Ils sont très connus pour leur savoir faire en matière de bière locale connue sous le nom de Tchoucoutou.
Les Burba sont dans les villages de Bourgnissou et de Nanèbou. Ils sont spécialisés dans la résolution des problèmes de pluviométrie et sont sollicités par les autres ethnies pour faire venir la pluie quand elle tarde à venir.

Les Gourmantchés sont surtout localisés dans les villages de Tanongou, Kolègou et Batia. Venus du Burkina Faso, ils sont très ancrés dans leur tradition et sont de véritables spécialistes de la géomancie. Avec quelques cauris et une poignée de sable, un sage Gourmantché de Batia est capable de vous prédire votre avenir et vous donner plusieurs recettes. Les autres ethnies leur vouent un grand respect surtout à cause de leurs connaissances de cette science qui occupe une place prépondérante dans la vie des Africains en général et des Béninois en particulier.

Les Peuls se rencontrent un peu partout au Bénin. Ils sont en général des nomades éleveurs de moutons et de bœufs. Le touriste qui visite le parc Pendjari reconnaîtra sûrement les hommes par leurs vêtements de couleur vive (rouge, bleu, vert) et leurs femmes par les perles et autres objets de beauté.

La diversité ethnique autour de la Réserve de Biosphère de la Pendjari est une richesse culturelle qui reste à découvrir. Les visiteurs qui le veulent auront la possibilité de passer une ou plusieurs nuits dans une famille d’accueil, de déguster des spécialités culinaires locales et de faire des randonnées pédestres à travers des sites impressionnants de la Réserve.

LE NOUVEAU PLAN D’AFFAIRES DE LA PENDJARI


Les idées forces du plan d’affaires 2007 – 2011 de la Pendjari sont :

1. l’exploitation systématique des possibilités d’accomplir les missions du parc à moindre coût,
2. l’accroissement de l’autofinancement à travers le tourisme,
3. la mobilisation de fonds publics nationaux et internationaux pour le gap de financement qui reste à combler.

Ces orientations ont déjà guidé l’action durant les dernières années ou les résultats tangibles ont pu être obtenus en matière de maîtrise des coûts, d’atteinte d’une meilleure relation efficacité-coûts et d’augmentation des recettes. Les dispositions prises pour réaliser des économies de coûts résident principalement dans :
- la sélection des activités indispensable par rapport aux missions du parc ;
- l’étude des modalités les moins chères pour exécuter ces activités ;
- l’identification de facteur de coûts indépendants et induits, comme par exemple. Les charges de personnel d’un côté et de fonctionnement des postes de travail qu’elles entraînent de l’autre.

Plan financier

Le plan financier fait apparaître sur la période 2007-2011 des besoins de financement annuels variant en fonction des activités et des achats entre 260 et 280 millions de FCFA, soit 400.000 € et 425.000 € (Total des besoins de financement 1,350 millions de FCFA, soit 2 millions €). Ces chiffres ne tiennent pas compte d’une éventuelle poursuite de l’assistance technique à long terme, qui peut paraître tout à fait justifiée, mais dont l’intégration des coûts donnerait une image biaisée des coûts courants propres à la Direction du Parc.

Les besoins de financement les plus importants sont occasionnés par l’administration/coordination (59%) suivi par la surveillance (23% des coûts sur 5 ans). Les besoins financiers élevés de la fonction administration/coordination s’expliquent par le fait qu’elles regroupent des coûts transversaux qui ne soient pas directement attribuables à un des services. Néanmoins, une imputation ultérieure s’avère souhaitable afin de mieux déterminer l’origine des charges. L’installation de la comptabilité analytique en 2006 permettra de mieux imputer les coûts.
Afin de mieux connaître les ressources financière réellement disponibles, il sera tenu compte de la répartition des recettes du parc entre différentes parties à savoir les AVIGREF (30 % des recettes chasse / pêche) et la Direction Générale (30 % des recettes après partage avec des AVIGREF). Des ressources provenant des taxes sur véhicule et de la vente des produits du merchandising ne font pas parti du partage. Ainsi entre 2007 et 2011, des ressources sur les quelles peut compter le Parc pourraient augmenter de 72 à 94 millions de FCFA, soit approximativement de 108.000 à 142.000 €. L’augmentation résulte essentiellement de l’accroissement des recettes des droits d’entrées. Malgré cette attention particulière à accorder au tourisme de vison, le tourisme cynégétique restera principale source de revenus.

Le gap de financement sur l’ensemble de la période 2007 à 2011 s’élèverait à près de 940 millions de FCFA, soit 1,4 millions d’€. L’écart annuel diminuerait entre 2007 et 2008 pour rester stable autour de 185 millions F CFA soit 280 mille Euros. Ce gap, jusqu’en 2008 sera couvert par l’Etat béninois et la coopération allemande. A partir de 2009, le fonds fiduciaire est attendu pour intervenir à la place de la coopération allemande.

En conclusion, beaucoup d’acquis existent déjà en matière de conservation et d’aménagement qui font aujourd’hui du Parc National de la Pendjari, un des plus attractifs de l’Afrique de l’Ouest. Une base de financement solide combinée avec une gestion rigoureuse reste le moyen essentiel pour pérenniser ces acquis car " une obligation de résultats suppose une responsabilité de moyens ".

Pour plus de détails, veuillez télécharger le plan d’affaires
à http://www.pendjari.net/IMG/pdf/pendjari_plan_d_affaires.pdf

Notre planète chauffe, compensez vos émissions de CO2 en participant à la plantation de palétuviers au Lac Ahémé avec Benin Ecotourism Concern : contact@ecobenin.org

Adresse
Parc National de la Pendjari
BP : 32. Tanguiéta, Bénin
Tél. :(00229) 23 83 00 85
Fax : (00229) 23 83 00 65
email : pendjari@gmx.net / contact@pendjari.net
web : www.pendjari.net


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