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Newsletter Mai 2007


N°002 Mai 2007

La Pendjari, un vrai cadre d’écothérapie de juin à novembre, profitez-en !

L’hôtel Pendjari prolonge ses services jusqu’en août

L’hôtel Pendjari est actuellement le seul à offrir les services d’hébergement et de restauration au Parc National de la Pendjari. Comme son nom l’indique, il se trouve au cœur même du Parc Pendjari, l’une des plus belles réserves de l’Afrique de l’ouest. Dans le passé l’hôtel a souvent limité ses services à la période allant de décembre à mai, ce qui constitue un grand facteur limitant pour la fréquentation du Parc de juin à novembre d’après les résultats d’une étude récente. Cette période d’absence des services de l’hôtel constitue une période de changement de décor du Parc, ce qui affectionne tout particulièrement une catégorie de touristes dont la patience ne saurait tarder plus longtemps. C’est fort de cela que la Direction du Parc Pendjari, soucieuse de la satisfaction de toutes les catégories de clients, vient de négocier L’ouverture de l’hôtel Pendjari jusqu’en août. Cette disposition vient renforcer la logique de la fréquentation permanente du Parc (en place depuis deux ans) et qui permet la valorisation des grands atouts floristiques et faunique du Parc. La Direction du Parc Pendjari vient de rassurer une fois encore les visiteurs de la satisfaction de leurs exigences et les encourage à profiter abondamment des attractions du parc dans le nouveau décor de juin à novembre.
Le service ne s’étend pas sur les prestations habituelles. Etant donné que l’affluence attendue n’est pas très grande, un cuisinier, un valet de chambre et un gérant assureront votre confort. Ne vous attendez pas à des mets sophistiqués et des boissons tenus au frais ; soyez conscient que vous êtes loin de toute civilisation. L’hôtel va produire de l’électricité seulement lorsque vous arriverez et ce, uniquement dès la tombée de la nuit jusqu’à 22 heures. Plus tard dans la nuit vous disposerez des lampes à pétrole. Si l’eau du château ne serait pas disponible, vous auriez droit à l’eau dans des seaux pour la douche et le WC. Evidemment, la piscine ne reçoit aucun traitement et se transforme en étang sauvage. Tous ces inconvénients seront évidemment compensés non seulement par des prix bien étudiés, mais aussi par la jouissance d’une nature qui n’appartient à ce moment qu’à vous seule.


La nature se réveille dans la Pendjari

Les visiteurs de la Pendjari viennent pendant la saison sèche, période de circulation facile et de concentration des grands mammifères autour des points d’eau. Mais la nature ne se résume pas en ces quelques espèces animales. En réalité, la saison sèche coïncide avec l’hibernation de bon nombre de plantes et d’animaux. C’est avec les premières pluies que les nouvelles feuilles sortent timidement des bourgeons. Elles sont suivies, lors des prochaines pluies de la germination des graminées et d’un réveil des fleurs. En effet, il y a un certain nombre de plantes qui ont attendu ce moment pour sortir de plus belles fleurs. Les visiteurs qui viennent à cette période trouveront des prés verts, parsemés de fleurs voyants. Le contraste avec la saison sèche est époustouflant. Rien ne rappelle le temps mortuaire, la nature renaît.

Voici trois exemples de fleurs qui font rêver les jardiniers et qui s’épanouissent pourtant sans la main soigneuse de l’homme.

La boule de feu (Scadoxus multiflorus)  : Son nom provient de sa couleur rouge vif et de l’agglomération de petites fleurs sous forme de sphère. Cette boule de 15 à 20 cm de diamètre est portée par une hampe florale qui peut atteindre 25 à 30 cm. Elle survit la saison sèche grâce à un bulbe (sorte d’oignon) d’environ 5 cm de diamètre cachée sous la terre.
La plante est extrêmement toxique dans toutes ses parties quoique utilisée dans la pharmacopée pour soigner des plaies d’une guérison difficile.


Coupe de la vierge (Pancratium trianthum)  : Son nom provient de sa couleur blanche immaculée et la forme de sa fleur qui rappelle une coupe. Le spectacle de sa floraison est très éphémère. Les fleurs sortent également d’une bulbe d’environ 4 cm de diamètre, un par jour et ce pendant 10 à 14 jours.

Chaque fleur s’ouvre le soir ou la nuit et se fane le matin du lendemain. Sur un territoire donné, toutes les coupes de la vierge fleurissent en même temps et changent ainsi pour un petit moment l’aspect du paysage.

Cette belle fleur est également fortement toxique et une utilisation en pharmacopée n’est pas signalée.

Amaryllis de Ceylan (Crinum zeylanicum)  : Sans doute une des fleurs les plus impressionnantes de la savane boisée. Sur une hampe florale de parfois plus de 40 cm de haut est placé un bouquet de fleurs blanches avec un trait rouge sur chaque pétale qui de surcroît dégagent une odeur agréable. Ici, comme dans les cas précédents, l’énergie emmagasinée dans une bulbe de 5 à 10 cm de diamètre, permet ce miracle dès le début de la saison pluvieuse.

La bulbe est toxique mais ses épluches sont utilisées en pharmacopée pour guérir des ulcères dermiques lorsqu’ils résistent à tout autre traitement


Hippotrague, une antilope cheval qui fait la merveille de la Pendjari

L’Afrique abrite un grand nombre d’espèces d’antilopes dont la taille va de celle d’un lapin (dik-dik) à celle d’un cheval de trait. Toutes sont herbivores et se déplacent généralement en de nombreux troupeaux ; elles constituent la base de l’alimentation des grands prédateurs : lions, guépards, léopards, et aussi de certains grand aigles comme l’aigle martial ou l’aigle couronné. Dans la Pendjari, les antilopes sont les mammifères les plus rencontrés et l’on tombe aisément sur cette curiosité que constitue l’Hippotrague.
Description : L’Hippotrague, Koba en peulh, est une grande antilope puissamment bâtie, avec une face noire et blanche. La couleur générale du corps est gris fauve pâle. Ses oreilles sont très poilues. Ses cornes massives et annelées, dessinent une courbe dirigée vers l’arrière. Le mâle est semblable à la femelle, mais légèrement plus grand avec une face plus noire. Cet élégant animal a été pendant longtemps une grande attraction du Parc Pendjari.
Régime alimentaire : Diurne, l’Hippotrague est une antilope typique de la savane guinéenne, préférant la savane herbeuse et les mosaïques de savanes boisées et arborées. C’est un paisseur sélectif des herbes des sols pauvres. Celles-ci lui offrent peu de nutriments en saison sèche sauf dans les endroits humides permettant une régénération après les feux précoces. Aussi, en complément à son régime alimentaire, il broute des feuilles et mange de fruits. Il doit s’abreuver au moins tous les deux jours. Il s’alimente tard le matin et tôt le soir.
Organisation sociale : Une harde compte 5 à 20 individus, essentiellement des femelles et leurs jeunes, qui évoluent sur un domaine vital exclusif maintenu sur plusieurs générations. La harde passe quelques semaines dans chaque partie de son domaine vital. La hiérarchie de dominance dépend de l’âge des femelles et est renforcée par de fréquentes escarmouches. La harde est contrôlée par un mâle dominant territorial. Dès deux ans, les mâles forment des hardes de célibataires jusqu’à leur maturité sexuelle, à l’âge de six ans. Ils deviennent ensuite solitaires, puis forment des couples avec des femelles. La taille des troupeaux fluctue ainsi en permanence et en période de pénurie d’eau, on peut assister à des concentrations plus importantes.
Observation : L’Hippotrague s’observe régulièrement vers 8 ou 9 heures le matin, puis 17 heures le soir aux points d’eau notamment à la mare Bali en saison sèche. Aux heures chaudes de la journée, il se repose en ruminant sous les feuillages des savanes arborées. Il passe souvent inaperçu en bordure des pistes, à une cinquantaine de mètre en profondeur. Il est important de noter que ces horaires d’observation, établies à partir des statistiques d’observation, restent théoriques, et que les animaux peuvent surprendre en étant en retard ou en avance sur l’horaire habituel.

NB : Le Parc Pendjari est désormais ouvert toute l’année avec un service minimum de l’hotel Pendjari de juin a août

Adresse
Parc National de la Pendjari
BP : 32. Tanguiéta, Bénin
Tél. :(00229) 23 83 00 85
Fax : (00229) 23 83 00 65
email : pendjari@gmx.net / contact@pendjari.net
web : www.pendjari.net


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